Carnet

Extraire le pregap d’un CD audio avec Mac OS X

2 September 2008 • Carnet
Track time

S’il y a bien quelque chose d’assez irritant dans le monde musical, c’est la pratique assez répandue du morceau caché, par laquelle on (l’artiste, la maison de disque) planque après quelques secondes – ou plusieurs minutes – de silence un titre qu’on ne souhaite pas faire figurer officiellement sur un enregistrement. Les raisons peuvent être excellentes, il n’en reste pas moins que c’est assez peu pratique pour l’auditeur. C’est tellement peu pratique, d’ailleurs, que j’ai entrepris de révéler systématiquement tous les morceaux cachés de ma collection de CDs, ce qui nécessite un savant mélange d’organisation, de persévérance, de recherche et de motivation. Et les outils adéquats, bien sûr.

Mais il y a bien pire.

C’est qu’au lieu de mettre vingt minutes de silence avant de coller une reprise un peu pourrie d’une vieille demo enregistrée trois ans plus tôt, certains détournent les spécifications du CD audio afin d’insérer un morceau avant la première piste – créant de fait une piste zéro – et qui n’est accessible qu’en faisant un retour en arrière après avoir commencé la lecture de la piste une. Des CDs qui cachent du contenu dans le pregap, on en trouve rarement, heureusement. C’est tellement discret, d’ailleurs, que j’en ai cinq à la maison, et que je savais que le processus avait été utilisé sur un seul d’entre eux.

Wikipédia référence une liste d’albums qui contiennent une piste cachée, ainsi qu’une liste des albums qui contiennent du contenu dans le pregap.


iTunes est incapable de récupérer de tels morceaux. C’est possible néanmoins avec un certain nombre d’autres logiciels, dont Cdparanoia qui a le mérite d’exister pour Mac OS X (c’est ici en version 5). Cdparanoia s’utilise à la ligne de commande, et c’est plutôt simple. Après avoir inséré un CD dans le lecteur, il faut taper :

~$ disktool -u disk1
~$ cdparanoia -Bf 0

La première commande démonte (unmount) le CD, ce qui va permettre à cdparanoia de travailler avec (la commande mount permet de s’assurer que le disque que l’on veut démonter est bien disk1). La deuxième commande extrait la piste 0 et la stocke dans un fichier au format AIFF, ce qui est bien commode puisque iTunes peut ensuite non seulement le lire, mais aussi le convertir (en MP3, AAC, ou Apple Lossless).


J’ai ainsi pu récupérer :

  • Every Time Is the Last Time, sur Silent Alarm de Bloc Party ;
  • Me, White Noise, sur Think Tank de Blur ;
  • Time Jesum transeuntum et non riverentum (Dread the Passage of Jesus, For He Will Not Return) et The X-Files Theme, sur Songs in the Key of X ;
  • ainsi que deux morceaux “sans intérêt” (des applaudissements, et les dernières secondes de la boîte noire du vol 123 de la Japan Airlines) au début des Live aus Berlin et Reise, reise de Rammstein ;

Des remerciements en guise de premier billet

9 October 2007 • Carnet

S’il était indispensable il y a quelques années d’apprendre les rudiments de l’HTML pour publier sur la toile, force est de reconnaître que les sites qui sont aujourd’hui produits de cette façon se comptent sur les doigts de la main1. Les outils de gestion de contenu, quels qu’ils soient, ont pris le pouvoir. De tous types et à destination de tous les publics, ils sont parvenus à supplanter le bon vieux fichier à l’extension .html qui était parvenu à s’imposer pendant… quelques années à peine.

WordPress est l’un de ces outils. Conçu à l’origine pour permettre la publication des billets d’un carnet, il a évolué et ses fonctionnalités sont dorénavant suffisamment riches pour qu’il soit utilisé de façon plus générale. La version 2.3 assemble, avec la patience propre aux machines, chacune des pages qui sont proposées sur ce site. Les quelques fichiers HTML qui auraient pu se charger de cette tâche en 2000 n’existent plus maintenant qu’à l’instant virtuel où un navigateur les réclame. WordPress est-il le meilleur outil du genre ? Certainement pas. Tout juste est-ce aujourd’hui l’un des plus adaptés à mon usage, et surtout celui avec lequel j’ai décidé de créer ce site. Est-ce qu’il permet réellement de s’affranchir de la technique pour se concentrer sur le contenu ? Certainement pas non plus ! Pour moi qui souhaite plier l’outil à mes besoins plutôt que l’inverse, la tâche n’est pas simple et les heures passées à configurer et paramétrer l’application pourraient le démontrer. Mais à la fin, mon contenu archivé dans la base de données est séparé de la forme, et j’ai le sentiment de pouvoir offrir à mes textes une certaine pérennité2.


Thank you for creating with WordPress est-il inscrit au bas de chacune des pages de l’interface d’administration. Merci à WordPress de se charger de la publication de ces quelques pages. Merci à chacun de ses développeurs.

Un certain nombre de précieuses extensions sont installées ici. Écrites par des utilisateurs afin d’étendre les possibilités de l’application, elles m’ont permis de régler quelques points qui restaient en suspens :

  • Get Custom Field Values me permet d’exposer facilement les données saisies dans les champs additionnels de chaque page ;
  • the_excerpt Reloaded me permet de paramétrer plus finement l’apparence des extraits qui apparaissent sur les pages d’archives ;
  • Category Base Killer me permet de paramétrer un détail qui empêcherait sinon les adresses des pages de ce site de fonctionner comme je le veux ;
  • WordPress Database Backup me permet de mettre en place une politique de sauvegarde de la base de données. C’est important.

Travis Beckham est un graphiste généreux qui propose sur Squidfingers des images de fond de page. Pattern_036 est utilisée sur ce site.


La plupart des textes publiés ici sont des billets associés à l’une ou l’autre des deux catégories principales : “Carnet” ou “Lectures”. Le carnet n’affiche que les billets appartenant à cette catégorie, alors que les conseils de lecture n’affichent que ceux appartenant à la seconde. Pour ce faire, cette ligne est utilisée au début de chacun des deux gabarits :

$paged = (get_query_var('paged')) ? get_query_var('paged') : 1; query_posts("category_name=carnet&paged=$paged");

C’est important. category_name=carnet permet de restreindre la requête aux billets de la catégorie Carnet. $paged = (get_query_var('paged')) ? get_query_var('paged') : 1; et paged=$paged permettent à la navigation de fonctionner correctement. Sans ça, les liens “Articles précédents” et “Articles suivants” apparaissent bien en bas de page, mais leur action est inhibée.

Il est bon aussi d’ajouter global $more; $more = 0; en tête du gabarit qui n’est pas celui du carnet (celui de la page “Lectures”, ici). Sinon, les balises <!--more--> ne sont pas interprétées.

Le reste n’est que détails…

  1. Une main dont le nombre de doigts est à l’échelle de l’internet, bien entendu.
  2. Une phrase qui peut prêter à sourire de la part de quelqu’un ayant déjà réduit à néant deux bonnes années de contenu et ayant effectué sa dernière migration par copier-coller…