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	<title>David Martin</title>
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		<title>Extraire le pregap d&#8217;un CD audio avec Mac OS X</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Sep 2008 15:09:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnet]]></category>

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		<description><![CDATA[
S&#8217;il y a bien quelque chose d&#8217;assez irritant dans le monde musical, c&#8217;est la pratique assez répandue du morceau caché, par laquelle on (l&#8217;artiste, la maison de disque) planque après quelques secondes – ou plusieurs minutes – de silence un titre qu&#8217;on ne souhaite pas faire figurer officiellement sur un enregistrement. Les raisons peuvent être [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="pict"><img src="http://david-martin.eu/images/carnet/72-track_time.jpg" alt="Track time" /></div>
<p>S&#8217;il y a bien quelque chose d&#8217;assez irritant dans le monde musical, c&#8217;est la pratique assez répandue du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Morceau_caché" title="“Morceau caché” sur Wikipédia">morceau caché</a>, par laquelle on (l&#8217;artiste, la maison de disque) planque après quelques secondes – ou plusieurs minutes – de silence un titre qu&#8217;on ne souhaite pas faire figurer officiellement sur un enregistrement. Les raisons peuvent être excellentes, il n&#8217;en reste pas moins que c&#8217;est assez peu pratique pour l&#8217;auditeur. C&#8217;est tellement peu pratique, d&#8217;ailleurs, que j&#8217;ai entrepris de révéler systématiquement tous les morceaux cachés de ma collection de CDs, ce qui nécessite un savant mélange d&#8217;organisation, de persévérance, de recherche et de motivation. Et les outils adéquats, bien sûr.</p>
<p>Mais il y a bien pire.</p>
<p>C&#8217;est qu&#8217;au lieu de mettre vingt minutes de silence avant de coller une reprise un peu pourrie d&#8217;une vieille demo enregistrée trois ans plus tôt, certains détournent les <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Red_Book_(audio_CD_standard)" title="“Red Book” sur Wikipédia">spécifications du CD audio</a> afin d&#8217;insérer un morceau <em>avant</em> la première piste – créant de fait une piste zéro – et qui n&#8217;est accessible qu&#8217;en faisant un retour en arrière après avoir commencé la lecture de la piste une. Des CDs qui cachent du contenu dans le <i><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pregap" title="“Pregap” sur Wikipédia">pregap</a></i>, on en trouve rarement, heureusement. C&#8217;est tellement discret, d&#8217;ailleurs, que j&#8217;en ai cinq à la maison, et que je savais que le processus avait été utilisé sur un seul d&#8217;entre eux.</p>
<p>Wikipédia référence une <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_albums_containing_a_hidden_track" title="“List of albums containing a hidden track” sur Wikipédia">liste d&#8217;albums qui contiennent une piste cachée</a>, ainsi qu&#8217;une <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pregap#Albums_with_tracks_hidden_in_the_pregap" title="“Albums with tracks hidden in the pregap” sur Wikipédia">liste des albums qui contiennent du contenu dans le pregap</a>.</p>
<hr />
<p>iTunes est incapable de récupérer de tels morceaux. C&#8217;est possible néanmoins avec un certain nombre d&#8217;autres logiciels, dont <a href="http://xiph.org/paranoia/">Cdparanoia</a> qui a le mérite d&#8217;exister pour Mac OS X (<a href="http://www.buserror.net/cdparanoia/">c&#8217;est ici</a> en version 5). Cdparanoia s&#8217;utilise à la ligne de commande, et c&#8217;est plutôt simple. Après avoir inséré un CD dans le lecteur, il faut taper :</p>
<pre>
~$ disktool -u disk1
~$ cdparanoia -Bf 0
</pre>
<p>La première commande démonte (<i>unmount</i>) le CD, ce qui va permettre à cdparanoia de travailler avec (la commande <code>mount</code> permet de s&#8217;assurer que le disque que l&#8217;on veut démonter est bien <code>disk1</code>). La deuxième commande extrait la piste 0 et la stocke dans un fichier au format AIFF, ce qui est bien commode puisque iTunes peut ensuite non seulement le lire, mais aussi le convertir (en MP3, AAC, ou Apple Lossless).</p>
<hr />
<p>J&#8217;ai ainsi pu récupérer :</p>
<ul>
<li><i>Every Time Is the Last Time</i>, sur <i>Silent Alarm</i> de Bloc Party ;</li>
<li><i>Me, White Noise</i>, sur <i>Think Tank</i> de Blur ;</li>
<li><i>Time Jesum transeuntum et non riverentum (Dread the Passage of Jesus, For He Will Not Return)</i> et <i>The X-Files Theme</i>, sur <i>Songs in the Key of X</i> ;</li>
<li>ainsi que deux morceaux &#8220;sans intérêt&#8221; (des applaudissements, et les dernières secondes de la boîte noire du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vol_123_Japan_Airlines" title="Vol 123 de la Japan Airlines” sur Wikipédia">vol 123 de la Japan Airlines</a>) au début des <i>Live aus Berlin</i> et <i>Reise, reise</i> de Rammstein ;</li>
</ul>
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		<title>The Great Hunt, Robert Jordan</title>
		<link>http://david-martin.eu/lectures/2008/04/the-great-hunt-robert-jordan/</link>
		<comments>http://david-martin.eu/lectures/2008/04/the-great-hunt-robert-jordan/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2008 10:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures]]></category>

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		<description><![CDATA[Résumé

Le Cor de Valère, qui d&#8217;après les prophéties sera sonné peu de temps avant la Dernière Bataille contre le Ténébreux, a été retrouvé et mis en sûreté à Fal Dara auprès du roi Agelmar. Présenté par Moiraine à l&#8217;Amirlyn, Rand al&#8217;Thor – qui sait maintenant qu&#8217;il peut canaliser –, ne parvient pas à accepter qu&#8217;il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4 class="resume">Résumé</h4>
<div class="cover"><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/0812517725/fayries-21" title="“The Great Hunt” sur Amazon.fr"><img src="/images/lectures/the-great-hunt-robert-jordan.jpg" alt="The Great Hunt" /></a></div>
<p>Le Cor de Valère, qui d&#8217;après les prophéties sera sonné peu de temps avant la Dernière Bataille contre le Ténébreux, a été retrouvé et mis en sûreté à Fal Dara auprès du roi Agelmar. Présenté par Moiraine à l&#8217;Amirlyn, Rand al&#8217;Thor – qui sait maintenant qu&#8217;il peut canaliser –, ne parvient pas à accepter qu&#8217;il pourrait être le Dragon Réincarné. Alors qu&#8217;il s&#8217;apprête à fuir la ville et ses amis, une armée de Trollocs parvient à s&#8217;introduire dans la forteresse de Fal Dara, libère Padan Fain – un étrange marchand corrompu par le mal – et s&#8217;empare du Cor avant de disparaître. Un message, écrit dans le sang par Fain lui-même, invite al&#8217;Thor à se rendre à la Pointe de Toman.</p>
<p>Alors qu&#8217;Egwene et Nyaneve gagnent Tar Valon pour entamer leur instruction et devenir Aes Sedai, Rand, Mat, Perrin et quelques hommes de l&#8217;armée de Shienar se mettent en chasse afin de retrouver Fain et le Cor.</p>
<p><span id="more-67"></span></p>
<h4 class="critique">Critique</h4>
<p>Voici le deuxième volume de <i>The Wheel of Time</i>, la saga en douze tomes – dont le dernier devrait paraître à l&#8217;automne 2009 – de Robert Jordan. <i>The Great Hunt</i>, qui prolonge directement <a href="http://david-martin.eu/lectures/2007/01/the-eye-of-the-world-robert-jordan/" title="“The Eye of the World” sur ce site"><i>The Eye of the World</i></a>, est un gros ouvrage de sept cents pages qui entraîne le lecteur dans la suite des aventures de Rand al&#8217;Thor. On y retrouve donc les personnages que l&#8217;on connaissait déjà, préoccupés tous autant qu&#8217;ils sont par les révélations ou les conflits qui les ont amenés jusque là. Pour Rand, <i>The Great Hunt</i> est l&#8217;étape de l&#8217;acceptation. Alors qu&#8217;il avait tenté de lutter jusque là contre ce qui semblait bien être sa destinée, il s&#8217;affranchit ici, avec l&#8217;absence de Moiraine, de l&#8217;influence de l&#8217;Aes Sedai. (Même si c&#8217;est pour mieux se laisser convaincre par Lanfear – l&#8217;une des Réprouvés – et par Verin – une autre Aes Sedai !) Il hésite de moins en moins à entrer en contact avec le <i>saidin</i> – la partie masculine du Pouvoir Unique –, et en dépit de ses efforts, il est bien forcé de jouer le rôle d&#8217;un Seigneur d&#8217;Andor plus longtemps qu&#8217;il ne le souhaiterait. S&#8217;il reste encore bien fragile, al&#8217;Thor commence à contre-attaquer. Après la mise en place de l&#8217;univers et la découverte de la quête dans le premier volume, voilà donc qu&#8217;il commence à accepter son rôle extraordinaire.</p>
<p>Si l&#8217;on sentait une forte influence de l&#8217;œuvre de J.R.R. Tolkien dans <i>The Eye of the World</i>, c&#8217;est nettement moins flagrant ici. Les références directes, en tout cas, sont moins nombreuses. Bien sûr, les réactions et le comportement d&#8217;Ingtar par rapport au Cor font souvent penser à ceux de Boromir attiré par l&#8217;Anneau Unique. Mais Jordan s&#8217;émancipe par ailleurs du <i>Seigneur des Anneaux</i> en proposant quantité d&#8217;autres éléments originaux. Que ce soit avec le Grand Jeu des nobles de Cairhien, par l&#8217;utilisation des Pierres Portes ou des Voies, ou encore par le retour mille ans plus tard des armées d&#8217;Artur Hawkwing envoyées par delà l&#8217;océan d&#8217;Aryth<sup id="appel-67-1"><a href="#note-67-1" title="Aller à la note de bas de page">1</a></sup>, il nous propose clairement une fantasy originale, bâtie sur des sources qu&#8217;elle ne songe jamais à renier. <i>The Wheel of Time</i> ne s&#8217;inscrit pas dans la veine épique de Guy Gavriel Kay, où ce sont les personnages qui ont le plus beau rôle. Ici, souvent, c&#8217;est finalement le décor qui vole la vedette aux héros, et la richesse des descriptions n&#8217;y est évidemment pas pour rien. On a envie d&#8217;en savoir toujours plus sur l&#8217;Âge des Légendes, on se demande bien comment ont pu être construites ces deux statues gigantesques, à Tremalking et près de Tremonsien, ou ce que sont ces traînées parallèles et vaporeuses qui sillonnent le ciel dans le monde des Pierres Portes…</p>
<p>Pour autant, l&#8217;ouvrage n&#8217;est pas exempt de défauts. Si l&#8217;on est bien content de retrouver le personnage de Thom Merrilin à Cairhien, on est un peu déçu du faible nombre de pages qui lui sont consacrées. Il ne fait finalement ici que traverser à nouveau la trajectoire de Rand al&#8217;Thor, par un (mal)heureux hasard. Si c&#8217;est vraiment lui qui assassine le roi Galldrian par vengeance, on aurait aimé en lire le récit. Plus tard, le transport des différents groupes vers la Pointe de Toman – qui par les Pierres Portes, qui par les Voies – paraît un peu rapide, presque comme si Jordan avait besoin d&#8217;y emmener ses personnages, mais qu&#8217;il ne pouvait pas y consacrer suffisamment de pages. Heureusement, il a pris soin de montrer combien les Pierres Portes et les Voies pouvaient être dangereuses – la description des vies alternatives de Rand al&#8217;Thor à l&#8217;occasion de l&#8217;utilisation de la Pierre Porte est d&#8217;ailleurs superbe – et on ne s&#8217;attend donc pas pour autant à ce que tous les personnages voyagent comme ça désormais. En fait, l&#8217;histoire est tellement riche qu&#8217;on a presque l&#8217;impression qu&#8217;elle est un peu à l&#8217;étroit dans les sept cents pages de <i>The Great Hunt</i>, et qu&#8217;il aurait fallu deux cents pages de plus pour y raconter correctement tout ce qui y est évoqué !</p>
<p>Une chose est sûre : Jordan maîtrise magistralement son histoire et l&#8217;on ne s&#8217;ennuie pas une seconde à la lecture de son récit. La narration y est pour beaucoup, qui ne frustre pas le lecteur en sautant sans arrêt d&#8217;un personnage à un autre pour maintenir artificiellement le suspens, mais qui consacre au contraire le temps qu&#8217;il faut à chaque fil avant d&#8217;en aller tisser un autre. <i>The Wheel of Time</i> est une œuvre à part – une œuvre qui se mérite, évidemment, avec ses 10000 pages –, que l&#8217;on lira et relira en y trouvant toujours quelque chose de nouveau.</p>
<ul class="bibliography">
<li><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/0812517725/fayries-21" title="“The Great Hunt” sur Amazon.fr"><i>The Great Hunt</i></a>, Robert Jordan (1991), Tom Doherty Associates.</li>
<li><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2266154508/fayries-21" title="“Le Cor de Valère” sur Amazon.fr"><i>Le Cor de Valère </i></a>, Robert Jordan (1996), Pocket [Trad. : Arlette Rosenblum].</li>
</ul>
<ol class="footnotes">
<li id="note-67-1">C&#8217;est probablement mon élément préféré de la mythologie de cette série. Une armée qui a disparu corps et bien mille ans plus tôt en traversant l&#8217;océan, qui a en fait fondé une civilisation sur une terre lointaine, et qui revient prendre possession de ses terres d&#8217;origine… Je trouve qu&#8217;une force incroyable se dégage de cette idée. <a href="#appel-67-1" title="Revenir au texte">↩</a></li>
</ol>
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		<title>Bifrost 48, Olivier Girard</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Apr 2008 10:00:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Résumé

Vinh Tran et Charlotte Audiberti sont deux consultants de haut vol chez Cohésion Interne. Installé dans le TGV qui doit l&#8217;amener jusqu&#8217;à l&#8217;hôtel Sands, Vinh fait le point sur le projet Huysmans, cette usine de fabrication de produits alimentaires dont les employés semblent irrémédiablement déprimés. Alors que la réalité perd pied, il n&#8217;y a plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4 class="resume">Résumé</h4>
<div class="cover"><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2913039456/fayries-21" title="“Bifrost 48” sur Amazon.fr"><img src="/images/lectures/bifrost-48-olivier-girard.jpg" alt="Bifrost 48" /></a></div>
<p>Vinh Tran et Charlotte Audiberti sont deux consultants de haut vol chez Cohésion Interne. Installé dans le TGV qui doit l&#8217;amener jusqu&#8217;à l&#8217;hôtel Sands, Vinh fait le point sur le projet Huysmans, cette usine de fabrication de produits alimentaires dont les employés semblent irrémédiablement déprimés. Alors que la réalité perd pied, il n&#8217;y a plus que Charlotte qui puisse l&#8217;aider à tirer les conclusions qu&#8217;il lui faudra présenter à la réunion du soir même.</p>
<p>Dan et Zenna vivent d&#8217;amour dans les jardins de la planète Huerta. Mais voilà que Caliban et ses frères – créations illégales des biogénéticiens du Pr Morrow – débarquent sur la planète, assoiffés de meurtre et de viol. Heureusement, sur Lone star XVII qui orbite autour de Huerta, Ghania Morris et Soledad Etchegaray veillent.</p>
<p>Sous la direction d&#8217;Ima, quatre personnages sont tenus de s&#8217;astreindre à des tâches quotidiennes dans la Maison des Quatre Saisons. Malades, c&#8217;est ainsi qu&#8217;ils pourront se recomposer et reconstruire leurs pensées dispersées et leur esprit disloqué.</p>
<p><span id="more-66"></span></p>
<h4 class="critique">Critique</h4>
<p>&#8220;Tea, coffee, me ?&#8221; (<img src="http://david-martin.eu/wp-content/themes/fayries/images/3.gif" alt="3" />) est signée L. L. Kloetzer, qui <a href="http://www.cafardcosmique.com/phpBB2/viewtopic.php?t=2694#52428" title="">semblerait être le nom de plume</a> du couple Laure et Laurent Kloetzer. Cette nouvelle qui a pour cadre le monde du conseil en entreprise – et qui en adopte le jargon – se laisse lire d&#8217;un œil amusé. Mais a-t-elle réellement sa place ici ? Le ressort science-fictif – une sorte de réalité divergente – n&#8217;apporte pas grand chose au récit, et on se demande un peu s&#8217;il ne sert pas plutôt d&#8217;alibi à la publication dans &#8220;la revue des mondes imaginaires&#8221;. Un texte en tout cas qui fait réfléchir à ce qui pourrait effectivement constituer un récit de science-fiction : l&#8217;utilisation du jargon dès les premières pages est indéniablement un des ressorts les plus fréquemment utilisés.</p>
<p>&#8220;Huertas, les terrasses du crépuscule&#8221; (<img src="http://david-martin.eu/wp-content/themes/fayries/images/3.gif" alt="3" />) est une nouvelle de science-fiction – cette fois, pas moyen de douter : stations spatiales, biogénéticiens, planètes lointaines, androïdes – érotique. C&#8217;est-à-dire qu&#8217;en plus du décor habituel de space opera, chacun des personnages est obnubilé par une seule et même chose : le sexe, et c&#8217;est d&#8217;ailleurs à peu près tout ce qui fait l&#8217;intrigue. Soit. Mais enfin, il n&#8217;y a rien là qui puisse rendre le texte inoubliable. À quand, dans les pages de <i>Bifrost</i>, une nouvelle qui réveille le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Sense_of_wonder" title="“Sense of wonder” sur Wikipédia"><i>sense of wonder</i></a> et qui s&#8217;imprime durablement dans la mémoire ?</p>
<p>&#8220;Dans la Maison des Quatre Saisons&#8221; (<img src="http://david-martin.eu/wp-content/themes/fayries/images/1.5.gif" alt="1.5" />) est le dernier texte au sommaire. Rédigé par Jeffrey Ford, il s&#8217;agit d&#8217;un récit étrange et déstructuré, dont la narration – à rebours ? – s&#8217;appuie sur le passage des saisons. C&#8217;est pour le moins difficile à comprendre et à moins de se replonger dans une lecture attentive – ce que je n&#8217;ai aucune envie de faire –, le texte a toutes les chances de rester très obscur. Avoir un texte extrêmement abstrait – comme celui-ci – au sommaire de <i>Bifrost</i>, pourquoi pas, mais c&#8217;est dommage, encore une fois, que ça se fasse au détriment de nouvelles pas forcément plus accessibles, mais en tout cas davantage liées au genre.</p>
<p>Le sommaire &#8220;fictions&#8221; de ce <i>Bifrost 48</i> – plutôt décevant, finalement – est suivi par quarante pages de critiques des parutions de l&#8217;été et de l&#8217;automne 2007, et on y trouve de tout : des choses qu&#8217;il ne faut manifestement pas rater, et d&#8217;autres qu&#8217;il faut semble-t-il éviter de toute force. Vient ensuite un long entretien avec Daniel Walther, une autre des grandes figures de la science fiction française des années soixante-dix et quatre-vingt, qui publie plus rarement aujourd&#8217;hui. La rubrique &#8220;Les anticipateurs&#8221; est consacrée à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Camille_Flammarion" title="“Camille Flammarion” sur Wikipédia">Camille Flammarion</a>, alors que &#8220;Scientifiction&#8221; s&#8217;intéresse à la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sphère_de_Dyson" title="“Sphère de Dyson” sur Wikipédia">sphère de Dyson</a>.</p>
<ul class="bibliography">
<li><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2913039456/fayries-21" title="“Bifrost 48” sur Amazon.fr"><i>Bifrost 48</i></a>, sous la direction de Olivier Girard (2007), Le Bélial&#8217;.</li>
</ul>
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		<title>1794, Pierre Bordage</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Apr 2008 10:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures]]></category>

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		<description><![CDATA[Résumé

À Paris, Émile est l&#8217;hôte du Père des Pères, qui initie son protégé au culte millénaire de Mithra. Alors que les cultistes attendent l&#8217;arrivée de l&#8217;Atar de la fin des temps, l&#8217;organisation occulte tire parti de la Révolution en s&#8217;infiltrant dans les assemblées et en prenant peu à peu le pouvoir dans les hautes sphères [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4 class="resume">Résumé</h4>
<div class="cover"><a title="“1794” sur Amazon.fr" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2841723372/fayries-21"><img src="http://david-martin.eu/images/lectures/1794-pierre-bordage.jpg" alt="1794" /></a></div>
<p>À Paris, Émile est l&#8217;hôte du Père des Pères, qui initie son protégé au culte millénaire de Mithra. Alors que les cultistes attendent l&#8217;arrivée de l&#8217;Atar de la fin des temps, l&#8217;organisation occulte tire parti de la Révolution en s&#8217;infiltrant dans les assemblées et en prenant peu à peu le pouvoir dans les hautes sphères de la République.</p>
<p>Pendant ce temps en Vendée, Cornuaud lutte comme un diable aux côtés des volontaires républicains ou des insurgés royalistes, suivant les circonstances et les coïncidences créées par la guerre civile. Sous l&#8217;emprise de l&#8217;enjomineuse vaudoun, la lassitude commence à le gagner et il aspire à une nouvelle vie, loin des intrigues et des crimes de la Révolution.</p>
<p><span id="more-65"></span></p>
<h4 class="critique">Critique</h4>
<p>Après <a href="http://david-martin.eu/lectures/2005/10/1792-pierre-bordage/" title="“1792” sur ce site"><i>1792</i></a> et <a href="http://david-martin.eu/lectures/2006/02/1793-pierre-bordage/" title="“1793” sur ce site"><i>1793</i></a>, Pierre Bordage conclut avec <i>1794</i> sa superbe trilogie de <i>l&#8217;Enjomineur</i> qui a pour cadre la Révolution Française et les Guerres de Vendée qui l&#8217;accompagnèrent. La narration de ce dernier volume est encore une fois partagée entre les deux héros de cette fantasy. On suit ainsi, d&#8217;un chapitre à l&#8217;autre, tantôt les aventures d&#8217;Émile le fils des fées, devenu à Paris un membre éminent de l&#8217;organisation occulte de Mithra qui vise à prendre le pouvoir en France avant d&#8217;élargir son empire au reste de l&#8217;humanité, et celles, sanguinaires, de Cornuaud – toujours sous l&#8217;emprise de la sorcière africaine –, à Nantes avec les forces républicaines ou dans le bocage vendéen au côté des forces royalistes et insurgées. Viennent parfois s&#8217;intercaler quelques chapitres consacrés à Armande, la comédienne du Théâtre de Richelieu qui se débat quant à elle entre les menaces de Bellerive et des aspirations royalistes qui la poussent à s&#8217;engager auprès des réseaux contre-révolutionnaires. Cette alternance assez artificielle entre les deux fils de narration étouffe un peu le roman et provoque quelques passages assez faibles, notamment quand Émile se trouve enfermé dans l&#8217;antre du Père des Pères. Le nombre de chapitres qui lui sont consacrés aurait certainement pu être réduit et le jeune homme fait encore une fois figure de parent pauvre dans ce troisième volume. Mais Bordage, indéniablement un conteur d&#8217;exception, n&#8217;en parvient pas moins à rendre son texte passionnant et irrésistible : tant pis si les passages consacrés à Cornuaud sont plus forts et déséquilibrent le récit. On en tourne d&#8217;autant plus fébrilement les pages consacrées à Émile et l&#8217;ouvrage dans son ensemble se déguste comme un morceau de choix.</p>
<p><i>L&#8217;Enjomineur</i> fait souvent penser au <a href="http://david-martin.eu/lectures/2006/12/cest-ainsi-que-les-hommes-vivent-pierre-pelot/" title="“C'est ainsi que les hommes vivent” sur ce site"><i>C&#8217;est ainsi que les hommes vivent</i></a> de Pelot. On y retrouve d&#8217;abord la même recherche sur le langage, et ce n&#8217;est pas une surprise venant de Bordage qui semble amoureux du patois et de la &#8220;langue parlée&#8221;. On se rappellera d&#8217;ailleurs du travail qu&#8217;il avait déjà mené sur <i>Les Fables de l&#8217;Humpur</i>. Ici, les Vendéens s&#8217;expriment dans leur langue, et si la lecture est parfois un peu difficile, ça n&#8217;en est pas pour autant rédhibitoire. Mais on pense aussi à l&#8217;ouvrage de Pelot lorsque Bordage nous fait le récit détaillé des violences et des massacres qui ont accompagné et suivi cette Révolution. Il ne nous épargne rien des viols, des décapitations, des éventrations, des noyades, des maladies qui furent le quotidien des gens de l&#8217;époque. Il nous rappelle que l&#8217;espèce humaine est capable du pire dès qu&#8217;elle est en mesure de s&#8217;affranchir des règles que la société a dressées pour sa propre survie. Ah comme on est loin de la Révolution expliquée aux enfants dans les livres d&#8217;histoire ; comme on est proche des guerres – civiles ou non – qui éclatent aujourd&#8217;hui encore partout dans le monde. Soyez prévenu : ce sont des pages pleines de mort, graphiques et redoutables, qui composent cette fantasy. Car de fantasy il s&#8217;agit bien. Même si l&#8217;on est davantage habitué aux fantasy qui s&#8217;inspirent de notre société médiévale, même si la possession de Cornuaud pourrait n&#8217;être qu&#8217;un simple artifice fantastique pour expliquer sa vigueur et sa résistance hors du commun, Émile, lui le fils du seigneur du Mal, enlevé à sa naissance par les fées qui en ont fait leur instrument, est bien un héros de fantasy comme on en a l&#8217;habitude. Pour autant, et malgré la longévité exceptionnelle du Père des Pères, Bordage inscrit son œuvre dans l&#8217;histoire plutôt que dans l&#8217;imaginaire. Le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Culte_de_Mithra" title="“Culte de Mithra” sur Wikipédia">culte de Mithra</a> est bien réel, les événements décrits pendant la Révolution le sont également, et l&#8217;apparition du cheval mallet, des sirènes ou des fadets est plus souvent un moyen bien commode pour l&#8217;auteur de résoudre certaines problématiques – comme de ramener Émile en Vendée ou le détacher de ses liens – qu&#8217;autre chose.</p>
<p>C&#8217;est d&#8217;ailleurs ce qu&#8217;on reprochera à <i>1794</i> et qui participe du manque d&#8217;intérêt qu&#8217;on éprouve le plus souvent pour Émile : les <i>deus ex machina</i> résolvent bien trop commodément certaines situations. On a parfois l&#8217;impression que Bordage s&#8217;est laissé prendre au piège, qu&#8217;il a peut-être d&#8217;abord imaginé une histoire de fantasy à laquelle il a voulu donner comme décor la Révolution Française, et qu&#8217;il s&#8217;est finalement laissé emporter par la richesse de l&#8217;Histoire. Car en fin de compte, peu nous importent les aventures d&#8217;Émile. Ce sont bien celles de Cornuaud qui sont les plus passionnantes. Dans tous les cas, <i>l&#8217;Enjomineur</i> est bien une splendide et furieuse fresque sur la Révolution, qu&#8217;il convient de relire en une seule fois pour s&#8217;affranchir du découpage – purement éditorial – en trois tomes.</p>
<ul class="bibliography">
<li><a title="“1794” sur Amazon.fr" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2841723372/fayries-21"><em>1794</em></a>, Pierre Bordage (2006), L&#8217;Atalante.</li>
</ul>
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		<title>Bifrost 47, Olivier Girard</title>
		<link>http://david-martin.eu/lectures/2008/04/bifrost-47-olivier-girard/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Apr 2008 10:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Résumé

Alors que l&#8217;univers se contracte vers le Big Crunch, une jeune fille s&#8217;occupe de quelques animaux sous la surveillance de sa gouvernante androïde K-Sandre. Pendant ce temps, Leema et Porgee, deux humains ayant choisi la voie du nuage – le transfert de leur mémoire sur un nuage de photons et d&#8217;électrons en orbite autour de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4 class="resume">Résumé</h4>
<div class="cover"><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2913039448/fayries-21" title="“Bifrost 47” sur Amazon.fr"><img src="/images/lectures/bifrost-47-olivier-girard.jpg" alt="Bifrost 47" /></a></div>
<p>Alors que l&#8217;univers se contracte vers le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Big_Crunch" title="“Big Crunch” sur Wikipédia">Big Crunch</a>, une jeune fille s&#8217;occupe de quelques animaux sous la surveillance de sa gouvernante androïde K-Sandre. Pendant ce temps, Leema et Porgee, deux humains ayant choisi la voie du nuage – le transfert de leur mémoire sur un nuage de photons et d&#8217;électrons en orbite autour de la Terre – s&#8217;ennuient…</p>
<p>Réunis au <i>Bar du Désert</i>, un groupe de connaissances toutes plus déjantées les unes que les autres s&#8217;inquiète de voir descendre du speedway de 22h45… un individu ! C&#8217;est que personne ne descend jamais du speedway de 22h45 ; c&#8217;est à coup sûr une rupture dans les cycles qui régissent leur vie quotidienne !</p>
<p>Aubrey Darger et Sir Blackthorpe Ravenscairn de Plus Précieux – qui a la particularité d&#8217;être un chien humanoïde – sont deux cambrioleurs de haut vol. Les deux compères ont choisi de s&#8217;introduire dans le Labyrinthe de Buckingham afin de s&#8217;emparer du trésor de la Reine Gloriana.</p>
<p>Petit garçon, Richard rencontre à la bibliothèque un étrange personnage qui l&#8217;initie à l&#8217;origami. Pendant le restant de sa vie, il va chercher à savoir comment replier le monde pour lui donner un sens.</p>
<p><span id="more-64"></span></p>
<h4 class="critique">Critique</h4>
<p>C&#8217;est Jean-Jacques Nguyen qui est l&#8217;auteur de &#8220;Big Crunch&#8221; (<img src="http://david-martin.eu/wp-content/themes/fayries/images/3.gif" alt="3" />), le premier texte de la livraison d&#8217;été 2007 de Bifrost. Un texte qui se laisse lire avec plaisir, plus pour l&#8217;évocation éminemment science-fictive de ces hommes qui ont choisi l&#8217;immortalité en disparaissant dans un nuage de particules, que pour l&#8217;histoire proprement dite de la jeune fille qu&#8217;ils ont inventée pour tromper leur ennui. Un texte qui incite aussi a redécouvrir <a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2843440092/fayries-21" title="“Les Visages de Mars” sur Amazon.fr"><i>Les Visages de Mars</i></a>, le recueil de nouvelles que Nguyen a publié en 1998.</p>
<p>Jacques Barbéri signe avec &#8220;Les Amants du paradis artificiel&#8221; (<img src="http://david-martin.eu/wp-content/themes/fayries/images/3.gif" alt="3" />) une nouvelle plutôt loufoque, une sorte de mise en abîme de la vie de l&#8217;écrivain de science-fiction <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philip_K._Dick" title="“Philip K. Dick” sur Wikipédia">Philip K. Dick</a>. On est loin du genre de textes que j&#8217;apprécie mais il y a quelque chose de plaisant à regarder cette galerie de tarés s&#8217;agiter et exposer leurs théories sur le monde. Ce sera vite oublié, mais ça reste infiniment plus lisible que le &#8220;In the Court of the Lizard King&#8221; de <a href="http://david-martin.eu/lectures/2007/01/bifrost-44-olivier-girard/" title="“Bifrost 44” sur ce site"><i>Bifrost 44</i></a>.</p>
<p>&#8220;Tout sauf un chien&#8221; (<img src="http://david-martin.eu/wp-content/themes/fayries/images/3.5.gif" alt="3.5" />) a valu à Michael Swanwick le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Hugo" title="“Prix Hugo” sur Wikipédia">Prix Hugo</a> en 2002. Dans ce futur étrange et à peine évoqué où les machines et les réseaux informatiques ont failli anéantir l&#8217;humanité, un chien humanoïde et doué de la parole – un peu filou et plutôt escroc – voyage tout naturellement jusqu&#8217;en Angleterre. Ce qui fait tout le charme de ce pur récit de science-fiction, c&#8217;est que Swanwick ne s&#8217;embarrasse pas d&#8217;expliquer à son lecteur comment tout cela est possible. Il faut s&#8217;ouvrir au texte et l&#8217;accepter tel qu&#8217;il est… L&#8217;intrigue, elle, tourne autour d&#8217;une escroquerie plutôt classique. À lire pour l&#8217;univers étonnant plus que pour l&#8217;histoire proprement dite.</p>
<p>C&#8217;est Jean-Claude Dunyach qui clôt avec &#8220;Repli sur soie&#8221; (<img src="http://david-martin.eu/wp-content/themes/fayries/images/3.5.gif" alt="3.5" />) le sommaire &#8220;fictions&#8221; de ce <i>Bifrost</i>. Cette jolie nouvelle reprend le thème bien connu des univers parallèles et l&#8217;illustre avec succès en s&#8217;inspirant des techniques d&#8217;origami. Un récit simple et mélancolique, empli de poésie, bien rythmé et écrit avec soin, qui laisse un bon souvenir même s&#8217;il manque un peu d&#8217;originalité.</p>
<p><i>Bifrost</i> comprend depuis plusieurs année trois rubriques importantes : la partie littéraire avec quelques nouvelles qui sont le plus souvent d&#8217;une lecture agréable ; la partie critique qui est une véritable mine d&#8217;informations sur les sorties récentes ; et l&#8217;entretien, plus ou moins intéressant, évidemment, suivant que l&#8217;on soit plus ou moins intéressé par la victime des questions de Richard Comballot. La partie critique est forte cette fois de cinquante-cinq pages qui laissent largement de quoi ajouter quelques lignes à sa liste d&#8217;achat. L&#8217;entretien est consacré à Jean-Claude Dunyach, un bourreau de travail qui semble manquer diablement de confiance en soi. Quelqu&#8217;un aussi qui semble bien sympathique et qui accepte – comme c&#8217;est souvent l&#8217;habitude en ces pages – de se livrer en toute franchise. Merci, Monsieur Dunyach<sup id="appel-64-1"><a href="#note-64-1" title="Aller à la note de bas de page">1</a></sup> !</p>
<ul class="bibliography">
<li><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2913039448/fayries-21" title="“Bifrost 47” sur Amazon.fr"><i>Bifrost 47</i></a>, sous la direction de Olivier Girard (2007), Le Bélial&#8217;.</li>
</ul>
<ol class="footnotes">
<li id="note-64-1">À noter que la critique de <a href="http://david-martin.eu/lectures/2006/09/la-station-de-lagnelle-jean-claude-dunyach/" title="“La Station de l'Agnelle” sur ce site"><i>La Station de l&#8217;Agnelle</i></a>, premier recueil de nouvelles de Jean-Claude Dunyach publié chez l&#8217;Atalante, est disponible sur ce site. <a href="#appel-64-1" title="Revenir au texte">↩</a></li>
</ol>
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		<title>Zoulou Kingdom, Christophe Lambert</title>
		<link>http://david-martin.eu/lectures/2008/03/zoulou-kingdom-christophe-lambert/</link>
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		<pubDate>Sun, 30 Mar 2008 10:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Résumé

Au début de l&#8217;année 1879, l&#8217;armée britannique est stationnée dans la province du Natal et s&#8217;apprête à envahir le Zoulouland. Le roi Cetshwayo, en face, rêve de frapper les Blancs au cœur de leur territoire. Il s&#8217;en ouvre à Mpande, son sorcier, qui parvient à créer un lien magique au terme d&#8217;un rituel long et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4 class="resume">Résumé</h4>
<div class="cover"><a title="“Zoulou Kingdom” sur Amazon.fr" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2265083739/fayries-21"><img src="http://david-martin.eu/images/lectures/zoulou-kingdom-christophe-lambert" alt="Zoulou Kingdom" /></a></div>
<p>Au début de l&#8217;année 1879, l&#8217;armée britannique est stationnée dans la province du Natal et s&#8217;apprête à envahir le Zoulouland. Le roi Cetshwayo, en face, rêve de frapper les Blancs au cœur de leur territoire. Il s&#8217;en ouvre à Mpande, son sorcier, qui parvient à créer un lien magique au terme d&#8217;un rituel long et compliqué. Quarante mille Zoulous vont bientôt débarquer sur les côtes du Royaume-Uni.</p>
<p>Pendant ce temps à Londres, une galerie de personnages – Banister l&#8217;écrivain, Abernathy l&#8217;inspecteur de police, Donovan l&#8217;agitateur, Finn l&#8217;officier militaire – s&#8217;active sans soupçonner ce que réservent les jours à venir.</p>
<p><span id="more-63"></span></p>
<h4 class="critique">Critique</h4>
<p>Après <a href="http://david-martin.eu/lectures/2005/12/la-breche-christophe-lambert/" title="“La Brèche” sur ce site"><i>La Brèche</i></a>, <i>Zoulou Kingdom</i> est le nouveau roman &#8220;pour adultes&#8221; de Christophe Lambert. Publié lui aussi au Fleuve Noir, on y retrouve le même type d&#8217;écriture cinématographique, de personnages attachants, et de très courts chapitres qui vont droit au but. L&#8217;action est omniprésente et la rapidité avec laquelle les événements s&#8217;enchaînent fait que l&#8217;on a toujours envie de lire un petit chapitre de plus… jusqu&#8217;à s&#8217;apercevoir qu&#8217;on a finalement terminé un nouvel &#8220;acte&#8221; – le texte est découpé en quatre &#8220;actes&#8221; de soixante-dix pages chacun environ. La première partie du récit est consacrée à la présentation de la plupart des personnages principaux et des figurants. C&#8217;est en fait la meilleure partie du roman. Lambert est vraiment fort dans ce domaine : il sait parfaitement mettre en scène l&#8217;arrivée de ses personnages afin de les rendre crédibles et humains. On se doute que tous auront leur rôle à jouer dans la suite de l&#8217;histoire, et on prend simplement plaisir à les voir naître et gagner en épaisseur au fur et à mesure que les lignes défilent. Abernathy l&#8217;inspecteur de police désabusé, une espèce de Vidocq londonien, est à mon sens le personnage le plus attachant et le plus réussi.</p>
<p>La suite du récit, elle, m&#8217;a moins convaincu même si elle reste un vrai plaisir de lecture. Il s&#8217;agit purement et simplement d&#8217;un récit d&#8217;invasion contre laquelle la population tente de se défendre sans parvenir réellement au moindre résultat. N&#8217;étant pas un adepte de ce genre d&#8217;intrigue – que ce soit en littérature ou évidemment au cinéma, puisque c&#8217;est bien là qu&#8217;on la voit le plus souvent utilisée –, j&#8217;y ai moins trouvé mon compte. Mais la narration reste suffisamment riche pour qu&#8217;on continue à s&#8217;attacher aux personnages principaux et qu&#8217;on rebondisse avec eux d&#8217;un quartier de Londres à un autre, à la poursuite des intrigues secondaires du récit. Et même si Abernathy est resté mon personnage préféré, je me suis demandé pendant presque la totalité du roman comment Lambert allait pouvoir rattacher son histoire d&#8217;éventreur à l&#8217;invasion zouloue. Force est de reconnaître dans les derniers chapitres que l&#8217;idée était excellente<sup id="appel-63-1"><a href="#note-63-1" title="Aller à la note de bas de page">1</a></sup> ! L&#8217;abondance des personnalités qui figurent au générique de <i>Zoulou Kingdom</i> reste néanmoins à reprocher à l&#8217;auteur. À vouloir envoyer des clins d&#8217;œil, Lambert a peut-être introduit un peu trop de personnages réels. Que le cercle d&#8217;écrivains soit inspiré de plumes connues (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Ronald_Reuel_Tolkien" title="“J.R.R. Tolkien” sur Wikipédia">J.R.R. Tolkien</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Howard_Phillips_Lovecraft" title="“H.P. Lovecraft” sur Wikipédia">H.P. Lovecraft</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Clive_Staples_Lewis" title="“C.S. Lewis” sur Wikipédia">C.S. Lewis</a>), pourquoi pas ? Mais <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Herbert_George_Wells" title="“H.G. Wells” sur Wikipédia">H.G. Wells</a> n&#8217;apporte rien d&#8217;autre au récit qu&#8217;une mise en abîme amusante, certe, mais pas vraiment utile. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Merrick" title="“Joseph Merrick” sur Wikipédia">Joseph Merrick</a> (l&#8217;homme-éléphant) n&#8217;est-il pas de trop ? D&#8217;autant que sa vie dans le roman paraît infiniment plus agréable que dans la réalité. À l&#8217;apparition de Karl Marx dans toute cette histoire, on approche vraiment du <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Name-dropping" title="“name-dropping” sur Wikipédia"><i>name-dropping</i></a>. Le fait que tous ces illustres personnages n&#8217;aient même pas forcément été contemporains rend la chose d&#8217;autant plus difficile à avaler.</p>
<p>Voilà finalement un roman à l&#8217;idée de départ originale – d&#8217;autant plus étonnante que Lambert ne s&#8217;embarrasse pas vraiment à l&#8217;expliquer autrement que par un tour de magie zouloue – et au traitement dynamique, porté par des personnages truculents auquel on n&#8217;a aucune peine à s&#8217;attacher. Et si le roman est court, son auteur manie efficacement l&#8217;ellipse et évite l&#8217;écueil qui fait sombrer la plupart des romans récents d&#8217;auteurs français qui sacrifient la richesse de la narration et des personnages pour privilégier un maximum d&#8217;action. Il n&#8217;y a que 280 pages, certes, mais ce sont 280 pages denses et à l&#8217;écriture resserrée. Une réussite<sup id="appel-63-2"><a href="#note-63-2" title="Aller à la note de bas de page">2</a></sup> ! À noter l&#8217;appendice bibliographique en forme de commentaires du réalisateur. Comme sur un DVD, le chapitre à les avantages de ses inconvénients : c&#8217;est intéressant de voir de plus près les ficelles et le travail du faiseur, mais c&#8217;est au détriment de l&#8217;aura de maîtrise qui entoure l&#8217;auteur.</p>
<ul class="bibliography">
<li><a title="“Zoulou Kingdom” sur Amazon.fr" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2265083739/fayries-21"><em>Zoulou Kingdom</em></a>, Christophe Lambert (2006), Fleuve Noir.</li>
</ul>
<ol class="footnotes">
<li id="note-63-1">Même si une lecture un peu plus attentive des premières pages (et de la page 14 en particulier) m&#8217;aurait permis d&#8217;anticiper un peu la fin du roman… <a href="#appel-63-1" title="Revenir au texte">↩</a></li>
<li id="note-63-2">On n&#8217;échappera malheureusement pas à la sempiternelle scène de sexe qui semble être le passage obligé de tout récit appartenant à notre genre préféré. Si c&#8217;est pour faire ça à la va-vite sous un porche, autant carrément faire l&#8217;économie du paragraphe ! Remercions donc Bénédicte Lombardo d&#8217;<a href="http://fr.blog.360.yahoo.com/blog-phY3T2krc6CBvLIygA--?cq=1&#038;p=1329" title="Article du 19 mars 2008 sur le blog de Christophe Lambert">avoir semble-t-il brider notre auteur</a> pour son prochain roman. <a href="#appel-63-2" title="Revenir au texte">↩</a></li>
</ol>
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		<title>Bifrost 46, Olivier Girard</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Mar 2008 11:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Résumé

Alors que le dernier des hommes vient de mourir, ses servants – des robots dotés d&#8217;une intelligence artificielle – s&#8217;affairent pour trouver le lieu de son dernier repos. C&#8217;est l&#8217;occasion de parcourir la Terre et de retracer les endroits que l&#8217;homme a honoré de ses créations.
James et Edith sont des voyageurs temporels, à la recherche [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4 class="resume">Résumé</h4>
<div class="cover"><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/291303943X/fayries-21" title="“Bifrost 46” sur Amazon.fr"><img src="/images/lectures/bifrost-46-olivier-girard.jpg" alt="Bifrost 46" /></a></div>
<p>Alors que le dernier des hommes vient de mourir, ses servants – des robots dotés d&#8217;une intelligence artificielle – s&#8217;affairent pour trouver le lieu de son dernier repos. C&#8217;est l&#8217;occasion de parcourir la Terre et de retracer les endroits que l&#8217;homme a honoré de ses créations.</p>
<p>James et Edith sont des voyageurs temporels, à la recherche des sensations fortes que leur procurent les grandes catastrophes de l&#8217;humanité – vécues de l&#8217;intérieur.</p>
<p>Marius Vargovic est un agent en mission pour le compte de Gilgamesh Isis. Il est chargé d&#8217;extraire des cités suspendues d&#8217;Europe une nouvelle technologie découverte par Cholok, une taupe introduite au sein des équipes de la Démarchie.</p>
<p><span id="more-62"></span></p>
<h4 class="critique">Critique</h4>
<p>La livraison d&#8217;avril 2007 de la revue <i>Bifrost</i> est abondamment consacrée à Gérard Klein, éditeur de science-fiction et auteur dont la plupart de la production est parue dans les année 1960 et 1970. C&#8217;est lui qui propose la première nouvelle au sommaire, &#8220;Le Rôle de l&#8217;homme&#8221; (<img src="http://david-martin.eu/wp-content/themes/fayries/images/3.gif" alt="3" />), un texte très court jusque là resté inédit. Dans ce récit de fin d&#8217;humanité, les hommes ont abandonné la Terre aux intelligences artificielles, avant de disparaître on ne sait où dans l&#8217;espace. Leur culte est pourtant resté ancré dans la mémoire des robots, qui continuent à vénérer tous les siècles l&#8217;un des leurs comme le dernier Adam. Une idée interessante, un passage très rapide sur les ruines laissées par l&#8217;homme, et au final un texte qui reflète des préoccupations que l&#8217;on n&#8217;a plus vraiment l&#8217;occasion de lire en SF : la fin de l&#8217;homme et la survie de ses machines. Une introduction plaisante à l&#8217;interview de l&#8217;auteur dans la deuxième partie de ce <i>Bifrost</i>.</p>
<p>On ne peut pas en dire autant de &#8220;Voyageurs imprudents&#8221; (<img src="http://david-martin.eu/wp-content/themes/fayries/images/2.5.gif" alt="2.5" />), une courte nouvelle là aussi, signée cette fois Christophe Lambert. Outre le fait que le décor – le <i>Titanic</i> – a été vu et revu, et qu&#8217;on a parfois un peu l&#8217;impression de lire une nouvelle érotique plus qu&#8217;une nouvelle de science-fiction, il se trouve que Lambert commence un peu trop à tirer sur la corde du voyage temporel. <a href="http://david-martin.eu/lectures/2005/12/la-breche-christophe-lambert/" title="“La Brèche” sur ce site"><i>La Brèche</i></a> – du même auteur – était superbe. &#8220;Vol United 93 pour San Francisco&#8221;, paru dans <a href="http://david-martin.eu/lectures/2005/11/bifrost-40-olivier-girard/" title="“Bifrost 40” sur ce site"><i>Bifrost 40</i></a>, était un agréable rappel de ce que l&#8217;on avait déjà pu lire de lui, si l&#8217;on acceptait le principe du clin d&#8217;œil. Là, avec cette troisième histoire de voyageurs venus du futur pour revivre les catastrophes du passé, on se lasse. Heureusement, c&#8217;est court ! En espérant lire un jour une nouvelle de Christophe Lambert qui s&#8217;éloigne un peu du thème temporel.</p>
<p>&#8220;Un Espion sur Europe&#8221; (<img src="http://david-martin.eu/wp-content/themes/fayries/images/3.gif" alt="3" />) est une nouvelle d&#8217;Alastair Reynolds, que Bifrost avait déjà publié dans le <a href="http://david-martin.eu/lectures/2006/07/bifrost-43-olivier-girard/" title="“Bifrost 43” sur ce site"><i>numéro 43</i></a>. Mes impressions restent un peu les mêmes qu&#8217;après la lecture de &#8220;Galactic North&#8221; : en soi, ce n&#8217;est qu&#8217;une histoire d&#8217;espionnage et de sabotage industriel plutôt simplette, transposée dans un univers de science-fiction – renforcé par l&#8217;usage d&#8217;une flopée de termes scientifiques, de façon à bien convaincre. Ça ressemble énormément à du Laurent Genefort – que ce soit par les personnages mutants ou par les cités sous-marines d&#8217;une planète hostile – et c&#8217;est riche de dépaysement. Mais ce n&#8217;est pas suffisant pour laisser un souvenir impérissable. Force m&#8217;est de reconnaître ici encore qu&#8217;il faut que je me plonge dans les romans de cet auteur, dont j&#8217;entends le plus grand bien.</p>
<p>Ces trois nouvelles sont suivies d&#8217;une quarantaine de pages de critiques plutôt variées et couvrant les éditeurs habituels du domaine, mais aussi quelques autres. À part le <i>Zoulou Kingdom</i> de Christophe Lambert, je n&#8217;y ai rien trouvé qui me donne envie d&#8217;ajouter un article de plus à ma liste de quatre-vingt dix ouvrages à lire. Un article de Pierre Stolze plutôt abscons, puis les critiques des revues et magazines publiés quelques mois plus tôt. Comme souvent, c&#8217;est l&#8217;occasion de sourire à la prose de Thomas Day, et de se demander quel est vraiment l&#8217;intérêt de consacrer trois pages à cette rubrique. Enfin, une très longue (soixante-dix pages) interview de Gérard Klein, auteur, éditeur, et figure de la science-fiction française depuis plus de quarante ans. Instructive, riche en révélations sur le domaine de l&#8217;édition, le genre d&#8217;entretien que je lis avec un très grand plaisir. Le genre de personnage aussi sans qui la science-fiction française d&#8217;aujourd&#8217;hui ne serait sans doute pas la même. Au final, un numéro de Bifrost qui se distingue davantage par son entretien fleuve que par la qualité de ses textes.</p>
<ul class="bibliography">
<li><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/291303943X/fayries-21" title="“Bifrost 46” sur Amazon.fr"><i>Bifrost 46</i></a>, sous la direction de Olivier Girard (2007), Le Bélial&#8217;.</li>
</ul>
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		<title>The Darkness That Comes Before, R. Scott Bakker</title>
		<link>http://david-martin.eu/lectures/2008/03/the-darkness-that-comes-before-r-scott-bakker/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Mar 2008 11:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures]]></category>

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		<description><![CDATA[Résumé

Eärwa est un monde où les civilisations s&#8217;opposent. Autour des Trois Mers, l&#8217;Empire de Nansur, Galeoth, Ce Tydonn, Conriya et le Haut Ainon cohabitent en se pliant à l&#8217;influence religieuse du Shriah des Mil Temples. Au nord, les barbares scylvendis vivent dans les steppes, se battent entre clans, et menacent Nansur depuis des générations. Au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4 class="resume">Résumé</h4>
<div class="cover"><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/1585676772/fayries-21" title="“The Darkness That Comes Before” sur Amazon.fr"><img src="/images/lectures/the-darkness-that-comes-before-r-scott-bakker.jpg" alt="The Darkness That Comes Before" /></a></div>
<p>Eärwa est un monde où les civilisations s&#8217;opposent. Autour des Trois Mers, l&#8217;Empire de Nansur, Galeoth, Ce Tydonn, Conriya et le Haut Ainon cohabitent en se pliant à l&#8217;influence religieuse du Shriah des Mil Temples. Au nord, les barbares scylvendis vivent dans les steppes, se battent entre clans, et menacent Nansur depuis des générations. Au sud, les Fanim païens et leurs puissants prêtres-sorciers occupent la ville sainte de Shimeh.</p>
<p>Drusas Achamian est un sorcier-espion au service du Mandat. Toutes les nuits, il revit en rêve la fin de la dynastie Anasûrimbor et la Première Apocalypse. Pour lui comme pour les autres sorciers de l&#8217;École du Mandat, la Consulte du Non-Dieu s&#8217;apprête après deux siècles d&#8217;inactivité pendant lesquels la vigilance des hommes s&#8217;est évanouie. Alors que Maithanet, le Shriah des Mil Temples, déclare la Guerre Sainte contre les Fanims et que les Scylvendis viennent d&#8217;être anéantis par l&#8217;armée de Nansur, les Grands Noms et leurs armées se sont massés au pied des remparts de Momemn, la capitale impériale. Ils n&#8217;attendent qu&#8217;un signe du Shriah pour engager la Croisade.</p>
<p><span id="more-58"></span></p>
<h4 class="critique">Critique</h4>
<p><i>The Darkness That Comes Before</i> est le premier roman de R. Scott Bakker, un auteur canadien qui a passé une partie de sa vie à étudier la philosophie. Ce n&#8217;est donc pas une surprise si l&#8217;intrigue est saupoudrée d&#8217;éléments qu&#8217;on peut rattacher à cette discipline. Pour autant, si certaines idées sont intéressantes parce qu&#8217;appliquées à un univers de fantasy, Bakker ne parvient pas à en faire les bases de son récit – ce qui lui aurait permis de se démarquer du reste de la production de fantasy, en générale plus attirée par des explications magiques ou mystiques que philosophiques. Les notions d&#8217;<em>avant</em> et d&#8217;<em>après</em> qui sont évoquées plusieurs fois dans le texte et qui sont reprises dans le titre de l&#8217;ouvrage jouent par exemple un rôle insuffisant dans la résolution de l&#8217;intrigue – pour l&#8217;instant en tout cas. Comme l&#8217;univers de fantasy est par ailleurs très classique – une croisade, des forces du Mal dont seuls quelques illuminés savent prédire l&#8217;avènement, des Srancs mangeurs d&#8217;homme qui hantent les steppes du Nord, un barbare à l&#8217;histoire tourmentée que son peuple rejette, et surtout un moine-guerrier invulnérable spécialiste des arts martiaux et qui sait lire sur le visage de ses interlocuteurs comme dans un livre ouvert –, on est un peu déçu par un livre dont la qualité de l&#8217;objet – un grand format au texte aéré, avec cartes, appendices et en-têtes de parties illustrés – et que la critique annonçaient pourtant au-dessus de la norme. On pense à <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Gladiator_%282000_film%29" title="“Gladiator” sur Wikipédia"><i>Gladiator</i></a> pour la fureur de la bataille contre les barbares et pour le personnage de Ikurei Conphas, on pense parfois à Guy Gavriel Kay lors de quelques moments épiques, mais on est loin de la richesse d&#8217;une fantasy de George R. R. Martin ou de Robert Jordan.</p>
<p>Le roman est le premier volume d&#8217;une trilogie dont le découpage semble être purement éditorial. Il ne se suffit pas à lui-même et les dernières pages apportent même au contraire davantage de questions qu&#8217;elles n&#8217;en résolvent. Il faut espérer que le deuxième volume saura rappeler au lecteur les enjeux du récit, sans quoi l&#8217;histoire deviendra difficile à suivre. On se demande bien, en tout cas, quel rôle joue Esmenet la prostituée, ou qui saura donner du fil à retordre à Anasûrimbor Kellhus. Pourquoi, d&#8217;un coup à la page 397, le lecteur est-il amené à penser que la mission du moine est d&#8217;assassiner son propre père ? Et ce père, justement, qui est-il réellement ?</p>
<p>Voilà au final un roman qui se lit avec plaisir et qui donne envie de se plonger rapidement dans ses deux suites<sup id="appel-58-1"><a href="#note-58-1" title="Aller à la note de bas de page">1</a></sup>. Mais on ne peut s&#8217;empêcher de penser que la déception n&#8217;est pas loin et que l&#8217;auteur marche en équilibre entre la bonne surprise – qui surviendrait lors des révélations des prochains volumes –, et la déception. Il n&#8217;en reste pas moins qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une lecture agréable : un monde de fantasy précis et détaillé, des personnages complexes qui se construisent et se dévoilent au fur et à mesure du récit et une intrigue qui tient suffisamment en haleine pour qu&#8217;on la recommande.</p>
<ul class="bibliography">
<li><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/1585676772/fayries-21" title="“The Darkness That Comes Before” sur Amazon.fr"><i>The Darkness That Comes Before</i></a>, R. Scott Bakker (2003), The Overlook Press.</li>
<li><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/226507943X/fayries-21" title="“Autrefois les ténèbres” sur Amazon.fr"><i>Autrefois les ténèbres</i></a>, R. Scott Bakker (2004), Fleuve Noir [Trad. : Jacques Collin].</li>
</ul>
<ol class="footnotes">
<li id="note-58-1">À lire en anglais puisque le Fleuve Noir ne semble pas décidé à traduire et publier les deux derniers volumes de cette série. <a href="#appel-58-1" title="Revenir au texte">↩</a></li>
</ol>
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		<item>
		<title>Bifrost 45, Olivier Girard</title>
		<link>http://david-martin.eu/lectures/2007/11/bifrost-45-olivier-girard/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Nov 2007 11:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Résumé

Bill Keller, veuf depuis le décès de sa femme Lorraine, songe au suicide. Sa rencontre avec M. Ziegler, le vieux bouquiniste chez qui elle travaillait, va lui faire prendre conscience de son immortalité et de l&#8217;infinité de réalités dans lesquelles il existe.
La guerre menace d&#8217;éclater dans les colonies d&#8217;Afrique : Bab-âr le Grand Éléphant est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4 class="resume">Résumé</h4>
<div class="cover"><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2913039421/fayries-21" title="“Bifrost 45” sur Amazon.fr"><img src="/images/lectures/bifrost-45-olivier-girard.jpg" alt="Bifrost 45" /></a></div>
<p>Bill Keller, veuf depuis le décès de sa femme Lorraine, songe au suicide. Sa rencontre avec M. Ziegler, le vieux bouquiniste chez qui elle travaillait, va lui faire prendre conscience de son immortalité et de l&#8217;infinité de réalités dans lesquelles il existe.</p>
<p>La guerre menace d&#8217;éclater dans les colonies d&#8217;Afrique : Bab-âr le Grand Éléphant est furieux parce que sa vieille nourrice a disparu de la capitale. Pour Joseph Poujol – en mission au cœur de l&#8217;Afrique – et Émile Coué – qui mène l&#8217;enquête à Paris –, élites des services secrets français et du Bureau des Statistiques, le temps presse.</p>
<p>Martin – propriétaire d&#8217;un anneau Médigarde qui procède en continu à une batterie de tests médicaux sur son propre corps – est chirurgien à Sydney. Mal à l&#8217;aise dans un Occident surmédicalisé, il a choisi de s&#8217;envoler pour l&#8217;Ouganda afin d&#8217;y opérer les victimes du yeyuka, une forme virulente de cancer apparue en Afrique en 2013.</p>
<p><span id="more-54"></span></p>
<h4 class="critique">Critique</h4>
<p>&#8220;Divisé par l&#8217;infini&#8221; (<img src="http://david-martin.eu/wp-content/themes/fayries/images/3.5.gif" alt="3.5" />) constitue le premier texte publié dans ce numéro 45 de <i>Bifrost</i>. Rédigé par Robert Charles Wilson, il accompagne l&#8217;entretien avec l&#8217;auteur qui est proposé plus loin dans la partie critique de la revue. Il s&#8217;agit d&#8217;un récit de science-fiction qui commence dans la normalité la plus totale, avant de basculer dans l&#8217;étrangeté au fur et à mesure que se révèle l&#8217;hypothèse : nous existons dans une infinité de réalités, et chaque fois qu&#8217;un événement déclenche notre mort dans l&#8217;une de ces réalités, une infinité d&#8217;autres réalités continue à exister, dans lesquelles le même événement n&#8217;a pas eu lieu ou n&#8217;a pas été fatal. Dans le cas de Bill Keller, c&#8217;est lorsqu&#8217;il renonce à prendre la vingtaine de cachets de clonazépam qui lui permettraient de se suicider que sa vie devient de plus en plus improbable. Un récit à la forme anodine qui mène néanmoins le lecteur vers une réflexion intéressante sur l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Essence_%28philosophie%29" title="“Essence (philosophie)” sur Wikipédia">essence</a> et le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Multivers" title="“Multivers” sur Wikipédia">multivers</a>.</p>
<p>&#8220;Ivoire équarri&#8221; (<img src="http://david-martin.eu/wp-content/themes/fayries/images/2.gif" alt="2" />) constitue le troisième volet du Cycle des Statistiques de Luc Dutour. On reste dans la même veine que pour les deux épisodes précédents publiés dans <i>Bifrost 36</i> et <a href="/lectures/2005/09/bifrost-39-olivier-girard/" title="“Bifrost 39” sur ce site"><i>39</i></a> : une science-fiction portée essentiellement sur les jeux de mots et l&#8217;humour, absurde et rocambolesque. C&#8217;est moins bien que le premier titre, moins pire que le deuxième, mais force m&#8217;est de constater que je ne dois pas être fait pour ce genre de récit trop &#8220;léger&#8221; à mon goût. D&#8217;un point de vue technique en tout cas, je ne vois pas bien l&#8217;intérêt du fil de narration africain : la galerie de personnages est jolie, certes, mais Poujol n&#8217;y accompli à peu près rien. Une nouvelle dispensable.</p>
<p>Greg Egan clôt brillamment le sommaire de la partie fiction avec &#8220;Yeyuka&#8221; (<img src="http://david-martin.eu/wp-content/themes/fayries/images/3.5.gif" alt="3.5" />). Dans un futur proche, un chirurgien du monde occidental découvre avec naïveté les conditions d&#8217;accès aux soins de la population africaine, et la médecine à deux vitesses instaurée par les outils de traitement coûteux qu&#8217;il a l&#8217;habitude d&#8217;utiliser. S&#8217;il n&#8217;y a pas lieu de s&#8217;attarder sur l&#8217;écriture et le style qui portent l&#8217;histoire sans être autrement remarquables, les idées avancées par Egan sont elles tout à fait dignes d&#8217;intérêt. L&#8217;anneau Médigarde utilisé par le narrateur est une anticipation qui a le goût de la réalité, et la description des problèmes rencontrés par les médecins africains est d&#8217;actualité : absence des outils d&#8217;analyse avancés utilisés ailleurs dans le monde, mais aussi des licences qui permettraient l&#8217;utilisation des logiciels de chirurgie assistée par ordinateur. Voilà en fait ce que <a href="/lectures/2006/11/demain-une-oasis-ayerdhal/" title="“Demain, une oasis” sur ce site"><i>Demain, une oasis</i></a> aurait dû être ! Un joli traitement pour un sujet qui manque quand même un peu d&#8217;originalité.</p>
<p>Ces trois nouvelles sont suivies d&#8217;une partie critique plus variée qu&#8217;à l&#8217;habitude. Une bonne trentaine de romans sont critiqués, et cela va du très bon au très mauvais. Pierre Stolze évoque dans sa chronique deux romans publiés hors des collections habituelles et qu&#8217;il finit par déconseiller – quel intérêt alors d&#8217;y consacrer trois pages ? Thomas Day assassine ensuite quatre revues, et on se demande un peu qui pourrait bien souhaiter figurer dans cette rubrique et envoyer sa production au critique, comme il le demande. Suivent trois entretiens avec Maurice G. Dantec – qui m&#8217;a donné envie de lire son <a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2253119946/fayries-21" title="“Cosmos Incorporated” sur Amazon.fr"><i>Cosmos Incorporated</i></a> alors que j&#8217;étais passé à côté lors de sa sortie –, Greg Egan – présentant peu d&#8217;intérêt pour qui connaît mal l&#8217;œuvre –, et Robert Charles Wilson – joliment mené, et aux questions intéressantes même si on a parfois l&#8217;impression que Wilson élude la question et répond à côté de la plaque. Évidemment, ces entretiens sont plus courts que l&#8217;entretien-fleuve qui occupe d&#8217;habitude cette partie de <i>Bifrost</i>, mais ça permet un peu plus de variété, et la concision ici ne fait pas de mal. En espérant que cette formule soit amenée à devenir la norme ! &#8220;Les anticipateurs&#8221; décortique le travail de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste_de_Villiers_de_L%27Isle-Adam" title="“Auguste de Villiers de L'Isle-Adam” sur Wikipédia">Villiers de L&#8217;Isle-Adam</a>, et Roland Lehoucq discute avec Claude Ecken dans sa rubrique &#8220;Scientifiction&#8221; des considérations techniques nécessaires à l&#8217;envoi d&#8217;un vaisseau spatial vers une planète extra-solaire lointaine. Enfin, les nouvelles du milieu récapitulent les vainqueurs du <a href="http://www.noosfere.org/gpi/nomines2007.asp" title="Palmarès du Grand Prix de l'Imaginaire 2007">Grand Prix de l&#8217;Imaginaire 2007</a>, et les dernières pages consacrées aux Razzies 2007 sont l&#8217;occasion d&#8217;une belle rigolade. Un numéro 45 de haute volée !</p>
<ul class="bibliography">
<li><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2913039421/fayries-21" title="“Bifrost 45” sur Amazon.fr"><i>Bifrost 45</i></a>, sous la direction de Olivier Girard (2007), Le Bélial&#8217;.</li>
</ul>
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		<title>Des remerciements en guise de premier billet</title>
		<link>http://david-martin.eu/carnet/2007/10/des-remerciements-en-guise-de-premier-billet/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 Oct 2007 06:24:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnet]]></category>

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		<description><![CDATA[S&#8217;il était indispensable il y a quelques années d&#8217;apprendre les rudiments de l&#8217;HTML pour publier sur la toile, force est de reconnaître que les sites qui sont aujourd&#8217;hui produits de cette façon se comptent sur les doigts de la main1. Les outils de gestion de contenu, quels qu&#8217;ils soient, ont pris le pouvoir. De tous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>S&#8217;il était indispensable il y a quelques années d&#8217;apprendre les rudiments de l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hypertext_Markup_Language" title="“HTML” sur Wikipédia">HTML</a> pour publier sur la toile, force est de reconnaître que les sites qui sont aujourd&#8217;hui produits de cette façon se comptent sur les doigts de la main<sup id="appel-50-1"><a href="#note-50-1" title="Aller à la note de bas de page">1</a></sup>. Les outils de gestion de contenu, quels qu&#8217;ils soient, ont pris le pouvoir. De tous types et à destination de tous les publics, ils sont parvenus à supplanter le bon vieux fichier à l&#8217;extension .html qui était parvenu à s&#8217;imposer pendant&#8230; quelques années à peine.</p>
<p><a href="http://wordpress.org/">WordPress</a> est l&#8217;un de ces outils. Conçu à l&#8217;origine pour permettre la publication des billets d&#8217;un carnet, il a évolué et ses fonctionnalités sont dorénavant suffisamment riches pour qu&#8217;il soit utilisé de façon plus générale. La version 2.3 assemble, avec la patience propre aux machines, chacune des pages qui sont proposées sur ce site. Les quelques fichiers HTML qui auraient pu se charger de cette tâche en 2000 n&#8217;existent plus maintenant qu&#8217;à l&#8217;instant virtuel où un navigateur les réclame. WordPress est-il le meilleur outil du genre ? Certainement pas. Tout juste est-ce aujourd&#8217;hui l&#8217;un des plus adaptés à mon usage, et surtout celui avec lequel j&#8217;ai décidé de créer ce site. Est-ce qu&#8217;il permet réellement de s&#8217;affranchir de la technique pour se concentrer sur le contenu ? Certainement pas non plus ! Pour moi qui souhaite plier l&#8217;outil à mes besoins plutôt que l&#8217;inverse, la tâche n&#8217;est pas simple et les heures passées à configurer et paramétrer l&#8217;application pourraient le démontrer. Mais à la fin, mon contenu archivé dans la base de données est séparé de la forme, et j&#8217;ai le sentiment de pouvoir offrir à mes textes une certaine pérennité<sup id="appel-50-2"><a href="#note-50-2" title="Aller à la note de bas de page">2</a></sup>.</p>
<hr />
<p><cite>Thank you for creating with WordPress</cite> est-il inscrit au bas de chacune des pages de l&#8217;interface d&#8217;administration. Merci à WordPress de se charger de la publication de ces quelques pages. Merci à chacun de <a href="http://wordpress.org/about/" title="About WordPress">ses développeurs</a>.</p>
<p>Un certain nombre de précieuses extensions sont installées ici. Écrites par des utilisateurs afin d&#8217;étendre les possibilités de l&#8217;application, elles m&#8217;ont permis de régler quelques points qui restaient en suspens :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.coffee2code.com/archives/2004/06/30/plugin-get-custom/">Get Custom Field Values</a> me permet d&#8217;exposer facilement les données saisies dans les champs additionnels de chaque page ;</li>
<li><a href="http://guff.szub.net/2005/02/26/the_excerpt-reloaded/">the_excerpt Reloaded</a> me permet de paramétrer plus finement l&#8217;apparence des extraits qui apparaissent sur les <a href="/lectures/science-fiction/" title="Un exemple de page d'archives">pages d&#8217;archives</a> ;</li>
<li><a href="http://www.brianshoff.com/wordpress/category-base-removal-plugin.htm">Category Base Killer</a> me permet de paramétrer un détail qui empêcherait sinon les adresses des pages de ce site de fonctionner comme je le veux ;</li>
<li><a href="http://www.ilfilosofo.com/blog/wp-db-backup/">WordPress Database Backup</a> me permet de mettre en place une politique de sauvegarde de la base de données. C&#8217;est important.</li>
</ul>
<p>Travis Beckham est un graphiste généreux qui propose sur <a href="http://squidfingers.com/">Squidfingers</a> des images de fond de page. <a href="http://squidfingers.com/patterns/21/">Pattern_036</a> est utilisée sur ce site.</p>
<hr />
<p>La plupart des textes publiés ici sont des billets associés à l&#8217;une ou l&#8217;autre des deux catégories principales : &#8220;Carnet&#8221; ou &#8220;Lectures&#8221;. Le <a href="/carnet/">carnet</a> n&#8217;affiche que les billets appartenant à cette catégorie, alors que les <a href="/lectures/">conseils de lecture</a> n&#8217;affichent que ceux appartenant à la seconde. Pour ce faire, cette ligne est utilisée au début de chacun des deux gabarits :</p>
<p><code>$paged = (get_query_var('paged')) ? get_query_var('paged') : 1; query_posts("category_name=carnet&#038;paged=$paged");</code></p>
<p>C&#8217;est important. <code>category_name=carnet</code> permet de restreindre la requête aux billets de la catégorie Carnet. <code>$paged = (get_query_var('paged')) ? get_query_var('paged') : 1;</code> et <code>paged=$paged</code> permettent à la navigation de fonctionner correctement. Sans ça, les liens &#8220;Articles précédents&#8221; et &#8220;Articles suivants&#8221; apparaissent bien en bas de page, mais leur action est inhibée.</p>
<p>Il est bon aussi d&#8217;ajouter <code>global $more; $more = 0;</code> en tête du gabarit qui n&#8217;est pas celui du carnet (celui de la page &#8220;Lectures&#8221;, ici). Sinon, les balises <code>&lt;!--more--&gt;</code> ne sont pas interprétées.</p>
<p>Le reste n&#8217;est que détails&#8230;</p>
<ol class="footnotes">
<li id="note-50-1">Une main dont le nombre de doigts est à l&#8217;échelle de l&#8217;internet, bien entendu. <a href="#appel-50-1" title="Revenir au texte">↩</a></li>
<li id="note-50-2">Une phrase qui peut prêter à sourire de la part de quelqu&#8217;un ayant déjà réduit à néant <a href="http://web.archive.org/web/*/http://gwenhiver.net/" title="Les archives de Gwenhiver.net sur l'Internet Archive Wayback Machine">deux bonnes années de contenu</a> et ayant effectué sa dernière migration par copier-coller&#8230;<a href="#appel-50-2" title="Revenir au texte">↩</a></li>
</ol>
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