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La Voie du Sabre, Thomas Day

Écrit le 14 July 2005 • 3Fantasy, Lectures

Résumé

La Voie du Sabre

Afin de permettre à son fils Mikédi d’apprendre la Voie du Sabre et d’épouser l’Impératrice-Fille, le seigneur de la guerre Nakamura Ito le confie à un rônin du nom de Miyamoto Musashi. Musashi est un guerrier parfait, mystérieux, invincible, et sage malgré ses manières frustes. Il va guider Mikédi jusqu’à Edo, la capitale, ou l’Impératrice-Fille attend ses prétendants. Les cités flottantes de Kido, le Palais des Saveurs, la Pagode des Plaisirs, seront autant d’étapes sur la Voie du Sabre qu’ensemble ils vont arpenter.

Critique

La Voie du Sabre est un court roman adapté d’un nouvelle précédemment parue en 1998 dans le recueil Fées & Gestes de André-François Ruaud. En fait, là où la nouvelle s’arrêtait page 119 après l’attaque du village de pêcheur par l’armée de l’Empereur, le roman poursuit la narration des aventures de Mikédi dans ce Japon médiéval imprégné de fantasy, jusqu’à sa rencontre avec la reine. Ce sont donc deux nouveaux “rouleaux” (“Les braises de l’enseignement”, “L’incendie sous l’horizon”) qui sont ajoutés ici.

Mais, alors que la première partie du roman prend le temps de mettre en place le décor, les personnages, leur caractère et leur philosophie, la suite expose trop d’événements en trop peu de pages. Si, dans un format court, l’aspect “conte” est séduisant, dans le roman, le nombre de pages est insuffisant pour décrire l’histoire avec soin. La plupart du temps, on a l’impression de voler au-dessus du texte sans vraiment avoir le temps de s’intéresser aux péripéties. La pagination, très aérée, n’enlève rien à cette situation : les feuilles se tournent à toute vitesse !

Et c’est bien dommage parce que de nombreux passages, s’ils avaient été exploités, auraient pu être aussi forts que les images suggérées par les descriptions des monstres de Shô, ou celles de la fabrication du sabre de Musashi à partir de métal météoritique. Quant aux six années de voyage en Europe résumées en trois pages, on croirait revenue la façon de conclure la nouvelle originale, ce qui n’est pas adapté au roman.

Alors même si le sujet est passionnant, même si le texte se lit d’une traite, là où la nouvelle était excellente parce qu’elle développait somptueusement les premiers moments de Mikédi sous la tutelle de Musashi, le roman est décevant parce qu’il veut raconter trop de choses, trop vite.

Commentaires

Il y a 2 commentaires pour cet article :
  1. David a écrit :

    L’Homme qui voulait tuer l’Empereur, Thomas Day…

    En refusant de livrer à l’Empereur sa première concubine – amante experte à la beauté sans pareille –, le seigneur de la guerre Ichimonji Daigoro a mené les troisième et septième armées impériales aux portes de sa forteress…

    31 January 2006 à 21h19

  2. David a écrit :

    L’École des assassins, Thomas Day & Ugo Bellagamba…

    Dans le Hong Kong des années 2050, les entreprises-États luttent sans merci les unes contre les autres, mais aussi contre les triades. Ryu l’Acrobate est un employé de Voyager Concept, transnationale dont le service action est formé…

    27 June 2006 à 17h00

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