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L’Homme qui voulait tuer l’Empereur, Thomas Day

Écrit le 31 January 2006 • 3Fantasy, Lectures

Résumé

L'Homme qui voulait tuer l'Empereur

En refusant de livrer à l’Empereur sa première concubine – amante experte à la beauté sans pareille –, le seigneur de la guerre Ichimonji Daigoro a mené les troisième et septième armées impériales aux portes de sa forteresse et provoqué la mort de son épouse et de ses deux fils. Ivre de vengeance, il refuse de se plier à la volonté de son suzerain et sacrifie son clan alors qu’il confie sa destinée au démon du feu qui a pris possession du corps de son aimée. Avec lui, il va pénétrer dans les entrailles du Mont Fuji et en libérer les âmes damnées qui y sont enfermées.

Critique

Deuxième épisode de la série La Voie du Sabre, L’Homme qui voulait tuer l’Empereur est en réalité un récit indépendant qui se déroule dans le même univers, et qui a déjà été publié sous une forme abrégée dans le numéro 32 de la revue Bifrost. Thomas Day livre cette fois une version étoffée, un texte de 260 pages découpé en trois parties qui nous emporte à nouveau dans son Japon de fantasy.

Comme c’était déjà le cas dans le volume précédent, la déception est au rendez-vous. Eh oui ! Voilà assurément un univers doté d’un riche background – ce que ne fait que confirmer la liste bibliographique figurant en fin d’ouvrage –, prometteur, qui n’est malheureusement pas utilisé à sa juste valeur. Voilà bien une histoire qui aurait mérité d’être développée, de fleurir et de s’épanouir. À la place de quoi les événements s’enchaînent à un rythme trop rapide, et l’action est privilégiée au détriment des scènes de transition. Le personnage du Français Bertrand Merteuil de Courcelles, s’il est bienvenu parce qu’il est un pendant plus léger au personnage de Daigoro, ne parvient pas à gagner en épaisseur et à s’écarter du cliché.

Une déception donc, même si le texte se lit avec aisance, parce qu’on ne peut s’empêcher de penser à ce qu’aurait pu donner ce Japon alternatif si un peu plus de soin lui avait été consacré. Dans l’état, on a l’impression par moment d’assister à une aventure de Conan, complète avec la chasse aux démons dans leurs propres enfers, le compagnon de route un peu trop bavard et indifférent à la mort, et les filles faciles. Une novella plus qu’un roman ; ce qui n’est pas un mal en soi, mais ne se lit pas de la même façon non plus.

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