The Chronoliths, Robert Charles Wilson
Résumé
2021. Scott Warden est expatrié et vie avec sa famille en Thaïlande, sur la plage de Chumphon. Un matin, surgi de nulle part, un gigantesque obélisque apparaît en pleine jungle. L’inscription qui figure au pied du monument célèbre la future victoire d’un certain Kuin, le 21 décembre 2041…
Commence alors pour l’humanité une longue récession, rythmée par les apparitions régulières de nouveaux chronolithes. Et pour Scott, une succession d’événements qui toujours sont liés à ce futur incertain.
Critique
The Chronoliths est un petit roman de science-fiction de Robert Charles Wilson qui relate en à peine plus de trois cents pages une histoire d’invasion. Mais une invasion pour le moins particulière, puisque elle ne surviendra que vingt ans plus tard, et qu’elle est annoncée par des obélisques commémoratifs envoyés dans le passé et destinés à impressioner les futures victimes. Le texte est porté par l’excellent talent de conteur de Wilson. Pas une seule seconde on ne doute du futur qu’il décrit ou des conséquences tragiques sur l’humanité qu’entraîne le simple fait de savoir que vingt ans plus tard, un seigneur de la guerre encore inconnu régnera sur la plus grande partie de la planète. Narré à la première personne du singulier par un personnage intimement mêlé aux événements sans qu’il sache réellement quel rôle il jouera dans le futur – et qui ressemble un peu au personnage de Roy Neary dans Rencontres du troisième type –, le récit reste captivant du début à la fin.
La problématique du paradoxe temporel est abordée sous un angle original, aussi bien par la présence des chronolithes envoyés dans le passé pour asseoir la victoire de Kuin avant même qu’elle n’ait lieu, que par le dénouement inattendu. Les explications scientifiques à l’existence-même des monuments et à leur façon de se matérialiser ont l’apparence de la crédibilité et n’entament pas le réalisme du futur ainsi décrit.
Un synopsis qui ne peut qu’éveiller l’intérêt d’un lecteur de science-fiction, des personnages très attachants portés par un style agréable, un univers qui suscite l’intérêt par sa ressemblance avec le nôtre… Voilà bien un roman enthousiasmant – d’autant plus qu’il se lit vite – qui donne envie d’être relu rapidement – ne serait-ce que parce que comme toutes les histoires mêlant passé et futur, des références parsèment le récit qui restent invisibles à la première lecture. Et qui donne aussi envie de lire et relire Robert Charles Wilson…
- The Chronoliths, Robert Charles Wilson (2001), Tor.
- Les Chronolithes, Robert Charles Wilson (2003), Denoël Lunes d’Encre [Trad. : Gilles Goullet].
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